FACETASM

Lancée en 2007, la marque japonaise bénéficie d’un coup de projecteur en 2016 en devenant finaliste du convoité LVMH PRIZE. Cette nouvelle renommée à l’international lui permet de défiler pour la première fois au calendrier officiel de la semaine de la mode masculine à Paris. Première réussie à la vue des silhouettes mélangeant les influences sportswear, streetwear japonais et tailoring. On y retrouve plusieurs inspirations: anglaise avec des rayures et col cricket, campus avec des patchs rappelant les écussons des universtés américaines, basket avec des maillots inspirés de la NBA… Le tout dans un esprit oversized et une maîtrise du mix & match comme avec cet imprimé fleurs d’hibiscus pixelisé (qui revisite la chemise Hawaïenne) se mélangeant avec du camo et des carreaux.

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BALENCIAGA

L‘arrivée, en octobre 2015, du créateur géorgien Demna Gsavalia (à l’origine de la marque VETEMENTS) à la tête de BALENCIAGA avait suscité une hystérie (comme le milieu de la mode peut générer) de la part des journalistes et acheteurs. Pour le premier défilé homme dans l’histoire de la maison BALENCIAGA, le créateur a quitté l’univers streetwear qui a fait sa renommé. On perçoit même une influence tailoring avec des silhouettes qui rendent hommage aux proportions haute couture de Cristobal Balenciaga. Sur certains passages, les épaules sont plus que marquées, élargissant le buste en opposition avec des costumes hyper slim. Les blousons sont raccourcis à la taille, augmentant l’effet bombers, et les chemises élastiquées à la taille définissent un nouvelle silhouette. Gimmick de la saison, après le sac Bazar qui revisitait en version luxe le sac de Barbès, on retrouve le sac Carry reprenant les codes couleurs et la double anse (porté main et porté épaule) du cabas du fabriquant de meubles suédois.

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OAMC

Fondé en 2014, ce label aux accents street, sport et futuriste a présenté sa nouvelle collection dans un décor tropical, prétexte pour accueillir une collection destinée à des naufragés survivants dans la jungle urbaine. L’ADN technique de la marque se retrouve dans les coupes et les matières (blouson à capuche, longue parka), avec parfois un détail ethnique (imprimé feuillage) et aussi un esprit tailoring plus nouveau chez OAMC avec du carreaux, des manteaux classiques et des costumes.

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VALENTINO

“Qui peut dire qu’une oeuvre est finie?” s’interroge Maria Grazia Chiuri Pierpaolo Piccioli, les directeurs artistiques de VALENTINO, dans le livret distribué aux journalistes et acheteurs. S’inspirant de l’exposition Unifinished: Thoughts Left Visible que le Met Breuer de New York dédie ces mois-ci au thème du non-fini comme choix artistique, la collection prend un air d’inachevé. Ce n’est qu’une apparence et la complexité de l’inabouti s’affiche dans les détails: des doublures non cousues, des faufilages comme oubliées… Le propos artistique n’empêchent pas pour autant un certain pragmatisme avec la forte présence du camouflage et du clouté, devenus des signatures de la maison. Les chemises, costumes et pardessus se font uniforme, traités dans le même tissus comme pour les total looks denim et cuir. A noter, en récurrence sur quelques pièces, une panthère qui s’affiche tous crocs ouverts.

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